2 juin 2008
UN TOUR ET PUIS DÉGAGE
Petit mec fragile ne se donnant pas la peine de séduire
ne s’en est jamais donné
adulé des paumés comme lui, la faille s’élargit
jusqu’à creuser des sillons impurs
ensanglantés de leurs insanités
suffisance et ignorance sont ses deux moteurs
le turbo a ses limites il rendra bientôt l’âme
faute d’avoir su ménager sa monture
son chemin s’arrêtera
quand je serai avec les sages bien au delà
m’approchant de la mer bienveillante
en son calme qui me portera en un rivage îlien
ou je reposerai mon âme fatiguée
d’avoir trop écouté de récits
faits pour me détourner
et m’éloigner de ma rive
me faire oublier pour qui je nageais
et pourquoi je ne voulais pas renoncer
la tempête fut rude
je l’ai affrontée et m’en suis affranchie
de mon épave j’ai fait un refuge ignifuge
en des eaux salés mes larmes se sont mêlées
l’ondée a enflé le volume de l’élément
où je me sens le mieux
je retrouve mon aisance, mes nageoires se déplient
elles ne sont plus douloureuses
prêtes à avancer dans ce lieu sans horizon
qui me fera j’en suis sûre,
rencontrer des sources de sagesse
à l’heure ou je serai désemparée
effrayée par ce parcours
qui pourrait me mener au cahots,
brefs instants vite effacés
par la volonté farouche d’éviter
les mégères impitoyables
prêtes à m’exclure par la force de leur balayette
aiguisée de leur amertume érodant le fil par lequel elles tentent de m’anéantir
c’est bien mal évaluer l’impossibilité d’aboutir,
des daurades et des dauphins m’accompagnent de loin dans mon périple
prêts à écarter tout intrus malveillant
sans l’anéantir pour autant
en l’entrainant sur un rivage
peuplé de ses semblables
où il oubliera jusqu’à mon existence
je pourrais enfin respirer
et reprendre mon cheminenement
pour parvenir enfin à te reconquérir.
cemj