Il avait du sang italien mais le meilleur du sang italien pas celui du crétin qui remet au pouvoir un homme qui les a ruiné une première fois. Non lui avait choisi le meilleur de chacune de ses origines occidentales.


L’artificio en italien veut dire la ruse qui était dans sa nature profonde et non celui qui allume les feux d’artifice au mois d’aout sur le lac de Genève.


Bien que le feu d’artifice il l’ait mis dans ma vie. Si j’avais pu soupçonner que me viendrait un tel allumeur j’aurais atténué la peine dans laquelle je me débattais au non de la perte de mes deux frères ainés. Dure avec moi même je commençais à sérieusement m’impatienter sur le moment où je me sortirais de cet abandon de moi-même. Bien qu’ayant repris le chemin de la mise en forme en me réinscrivant au fitness situé au dernier étage d’un grand magasin luxueux, face à mon appartement. Une évasion en pleine ville sur le toit de l’ immeuble ou l’immense terrasse me permet de faire mes abdos en regardant le jet d’eau.


Le jet d’eau de Genève est un symbole très fort pour booster ma libido, du moins c’est mon explication et j’y tiens, quand elle s’affaiblit je n’ai qu’a le contempler pour me remotiver.


Or donc cet allumeur de vie m’a projetée en avant au moment opportun avant que je ne sombre dans le renoncement. Je n’en étais pas loin du reste je l’avais confié a mon tendre mari lequel flippait un brin que je n’aboutisse bien que connaissant ma force de caractère. Mais là c’est vrai que c’était limite.


Il est arrivé comme ça, dans a peu prés le même état d’abattement que moi, j’étais méfiante pensant à un être superficiel comme la plupart attendant le moment ou il allait me montre sa bite turgescente. Bien que la chose ne m’ait jamais vraiment choquée outre mesure, je ne suis pas coincée du cul en matière de cul et même très ouvertes mais refermable aussi attention de ne pas rester coincé je peux être tranchante on ne sait jamais. L’art japonnais le démontre la femme est parfois dotée sur les estampes d’une mâchoire vaginale pour sectionner ceux qui ne savent pas l’aimer.

Bref avec lui ça risquait pas d’arriver c’était mon double incroyable qu’un tele cadeau me soit encore donné pour la vie qui m’a comblée depuis que je l’ai prise en mains.


ce double se confia à moi d’emblée sans retenue bien qu’étant avare de ses mots au point de se rendre associable dans les soirées. Ce qui bien sûr provoquait une multitude d’attirances parmi ceux qui désiraient conquérir cette forteresse que l’artificio. Son atout était qu’il ne supportait pas qu’on le fasse chier. Voilà un trait qui me caractérise mais moi je veux être gentille. je veux pas faire ma méprisante avec ceux qui admire mon talent. je les remercie toujours et leur accorde mon attention mais il y en a qui abusent j’ai dû apprendre à les repérer et couper court à toutes tentatives d’approche, d’accroche devrais-je dire.

Un moment j’avais choisi une méthode un peu conne à savoir, prendre un max de kilos pour être si grasse et que l’on ne puisse s’agripper à moi et il est vrai qu’on me foutait la paix car je me sentais tellement pas bien dans ce corps difforme moi qui suis de nature élancée, que je fronçais les sourcils le regard de tueuse qui me permet de traverser le quartier noir le plus pauvre de New-York il me suffit de regarder les gens avec bienveillance pour qu’on se respecte.

mon artificio a mis le feu dans ma tête et dans mon corps et je n’aime pas allumer sans éteindre. la pire insulte d’un client du bistrot ou l’on allait étudiants avec mon tendre mari, était de traiter les femmes d’allumeuses mauvaises éteigneuses en plein féminisme les lesbiennes s’en étranglaient de rage mais moi je l’ai pris comme une leçon de philosophie si j’allume volontairement je veille à éteindre sans laisser de cendres. Lui me voulait réellement je n’arrivais pas à le croire et pourtant j’allais honorer mon principe et croyez moi sans la moindre peine bien au contraire j’avais hâte de réaliser tout ce que nous nous promettions de nous faire.


Comme toujours dans mes débuts d’écrits je me lasse assez vite de l’absence de personnage principal. qu’il s’absente sans le moindre avertissement me laisse désemparée et il y a encore peu dans des rages incontrôlables au point de prendre des sacs poubelles de ma taille pour m’y enfermer et qu’on me balance aux ordures encombrantes.


c’est une méthode un peu expéditive mais une méthode qui me convient bien la preuve de cette rage déversée sur le déclencheur de ma détresse je dégage ma vision de cette eau rancie ou je pataugeait à l’ombre du partenaire du moment qui me gardait prés de lui dans a boue et son blues comme musique de fond. j’ai de la patience mais de plus en plus rapidement je m’épuise d’espérer un changement une influence faste et bienfaisante, je lance des alertes pour prévenir attention je vais bientôt me dégager et remonter à la surface à la recherche d’oxygène.


hélais peu d’entre eux ne saisissent le signal d’alarme.

tant pis moi je m’en fous je garde mon désir intact, mes envies et mes peurs, mes hésitations et mes tentations de culpabilité, retourner dans le clan de ceux qui vous terrorisent avec leurs menaces d’une note salée à régler au pire moment de la maladie en représailles d’avoir vécu avec insolence dans l’insouciance d’un lendemain qui déchantera d’avoir trop aimé.


je dis moi que c’est faux et que ceux qui sentent des malaises en eux s’interrogent ailleurs que dans le fauteuil d’un médecin ou pire d’un faux praticien, les oiseaux de proie qui se nourrissent sur la bête morte, avec la différence que ces derniers font office de nettoyeurs. les premiers encaissent à plein rendement le malheur qu’ils écoutent en faisant du vélo dans leur tête. vacherie que ce piège et je me demande par quel aveuglement nous plongeons dans ces bassins glacés qui condescend à nous recevoir pour autant que nous ne soyons pas trop encombrant.


oui je préfère de loin un bon médicament et garder mon autonomie. et j’emmerde les empaffés qui nous pompent avec leur théorie de ratés selon laquelle les médicaments seraient des camisoles chimiques. ça va pas ou quoi ? Et la création dans tout ça ? on en fait quoi ?


il ne devrait pas exister un musée des arts réalisés par des artistes qualifiés de fous. c’est insultant cette condescendance des décideurs. je leur foutrait bien à la figure les sculptures somptueuses réalisées avec la matière fournie par l’asile, pour leur apprendre le respect.


doivent avoir une vie d’étriqués. S’extasier comme des cons devant ce qui est estampillé art par l’académie des croulants.


celui là je sais pas ce qu’il fait mais il me semble qu’il est en train de se liquéfier comme du sel au travers de mes doigts quand j’assaisonne un repas.


mais tant pis ça m’aura amusé un moment j’en aurai tiré le maximum et comme “mamadou m’a dit, on a pressé le citron faut jeter la peau”

j’aime le citron et ses dérivés ma préférence va au cédrat dont je me parfume le meilleur étant l’eau de cédrat de chez guerlain, j’ai pourtant essayé une tapée de version mais rien ne peut égaler ce jus divin.


J’aime tous les agrumes. Leur alliance entre acidité et douceur mélange dynamisant que pourtant l’on vous vend comme eau de toilette destinée au vieilles dames. Moi j’en suis une avant l’age qui ne veut pas marquer mon visage ni mes cheveux. La vie m’aura doté de cet atout. la persistance de la jeunesse.

Il faut dire que je me dope à l’amour depuis toujours j’adore ça et je ne suis pas longue à me sortir d’une phase d’abattement sans échange pour me remettre au lit avec mon partenaire que je m’emploie à reanimer comme si c’était un nouvel homme à chaque fois. Il est très réceptif même s’il se sent perdu sans ses repères bien cloisonnés, une maladie d’avocat digne de ce nom. avec une poète c’est l’explosion parfois quand gagné par un procès perdu par des connards de juges incultes il pourrait tuer tout le monde mais heureusement c’est un sage il sait s’arrêter au seuil du crime qu’il préfère nettement défendre que d’accomplir.

demain je me connecterai pas il peut toujours courir

ça lui fera son entrainement il va retrouver sa vie subie

celle qui le rend triste sans force mais qu’il accepte connement je connais le processus je l’ai souvent repoussé et puis un jour j’en ai eu ma claque de m’empoisonner la vie même si tout me disait que j’allais pas faire long.

je ne voyais rien d’intéressant à l’horizon et ce n’est pas le tableau de cette mer verdâtre pourtant d’un endroit que je croyais adorer, qui risque de me remonter à la surface. J’ai décidé de le retirer de ma vue. Je l’ai mis la face contre le mur dans l’entrée dernière étape avant sa montée au grenier ou je n’aime pas aller.

je me sens mieux depuis je l’ai remplacé par un écrit sur parchemin orange la couleur des bonzes opprimés, des lignes pour m’endormir. ça n’empêche pas mon doux mari d’avoir des insomnies coriaces. moi ça m’apaise et ça l’apaise aussi au réveil. pourtant c écrit pour passer une bonne nuit il fait provision pour la nuit suivante. j’attends avec patience que ses insomnies lui fichent la paix qu’il retrouve le bonheur de l’abandon comme notre sommeil divin après que nous ayons fait l’amour.

je veux revoir cette ébauche de sourire sur ses lèvres fines qu’il cesse d’avoir peur en négligeant le fait que je sois à ses côtés c’est seulement pour cet oubli qu’il m’énerve au plus haut point sinon je suis dingue de ce mec sans la moindre rétention.


dés demain je me déconnecte jusqu’à mon opération et au delà le temps de récupérer, autant de temps que nécessaire, j’en profiterai pour faire le ménage dans mon esprit, ce passage de vie est très agréable il permet de faire briller ce qui m’aura fait reluire et je sais déjà que le nombre des agents sera réduit à un. et c’est tant mieux car il mérite le meilleur de la meilleure car à deux nous sommes les meilleurs.


j’aime quand je me reprends en mains et que je m’applique une discipline intransigeante avec intelligence, c’est ce qui me convient car j’ai décidé de fondre pour retrouver ma cohérence entre la finesse de mes mains et mon corps qui sont ma signature.


la vue du tableau d’une artiste presque’ autiste qu’elle a intitulé je me suis perdue, me fait du bien un cercle ouvert, des signes écrits et des incrustations d’or et de l’inégalable laque de chine par touches savantes et mesurées. en le regardant je me dis que moi je me suis retrouvée il le fallait.

Tout s’achève sur une renouveau, je vis mieux que bien, j’augmente les marches de ma pyramide, je sors du labyrinthe, bien qu’ à ciel ouvert je n’aime pas être dans ses méandres. si je me perds c’est volontaire. je veux être l’auteur de ma vie.


la saison d’été s’annonce au mieux qu’il pleuve j’en profiterai pour lire et méditer, qu’il fasse soleil j’irais nager avec les poissons dont je porte le signe. si les méduses se font trop présentes j’opterai pour la piscine de l’hôtel, charmante demeure au cœur du festival de jazz de Juan les Pins. Un endroit que je vais découvrir je me prépare pour ce renouveau que sera mon retour parmi les vivants.


Mon deuil est terminé.