Mes cris vont à ceux dont les voix ne peuvent

Franchir les murs épais de leur cachot,

Je crie pour une femme là bas en Birmanie coupée du monde

Mais qui fait parler d’elle par le sacrifice de sa vie

Surveillée par une armée illégale

Ma sœur est emprisonnée

Les dissidents sont mis à l’isolement

Et cependant parviennent à tenir le siège de leur pensée

Qui jamais ne se laissera prendre

Pour s’envoler vers celles des hommes libres

Madame vous êtes mon modèle

Je souffre de votre souffrance

La paix n’a pas de frontière et je ne pourrai en jouir

Tant que vous serez empêchée de parler

J’ai tout imaginé pour vous faire parvenir

La réponse à votre appel

Je suis là et pense très fort à votre liberté.

Si elle ne se manifeste pas de votre vivant

Sachez que votre martyre sera notre symbole

Comme l’est celui de toutes celles et ceux qui vous ressemblent.

Bien à vous

Catherine Emery Septembre 2006